Le tribunal correctionnel de Toulouse a rendu hier sa décision : Daniel Welzer-Lang est débouté de sa plainte en diffamation

En janvier et juillet 2005, Daniel Welzer Lang avait déposé des plaintes pour diffamation à l’encontre de celles qui avaient publiquement dénoncé les agressions sexuelles de celui-ci.

Après l’audience du 14 mars, la décision du Tribunal correctionnel de Toulouse avait été mise en délibéré au 30 mai.

Catherine Le Magueresse (Présidente de l’Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AVFT), juriste), Marie-Victoire Louis (ex-présidente de l’AVFT et chercheuse au CNRS) ont été relaxées. Leur défense était axée sur la réalité des violences dont il était accusé.

Nicole Décuré, Michèle Ferrand, Dominique Fougeyrollas, Annik Houel, Nicky Lefeuvre et Françoise Picq enseignantes, chercheuses, membres de l’Association Nationale des Etudes Féministes (ANEF), qui avaient plaidé la nullité de forme de la plainte, sont également relaxées.

Nous attendons le jugement rédigé pour faire une analyse sur le fond.

La responsabilité de l’Université et du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche est, encore une fois, posée.

Cet enseignant est toujours professeur d’Université.

Nos lettres (in “20 ans de lutte contre les violences sexuelles et sexistes au travail”, p. 174 à 177, AVFT, décembre 2006) au président de l’université et au ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, à l’origine de la plainte de D. Welzer-Lang, sont toujours d’actualité et appellent des réponses.

Nous voulions néanmoins partager ce succès avec vous qui avez été si nombreuses et nombreux à nous soutenir.

Paris, le 31 mai 2007