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Article de Causette intitulé « droit de cuissage à la mairie » : des précisions

2017-05-10T15:05:33+02:0029 mars 2012|, |

1) L’AVFT prête depuis de très nombreuses années une attention particulière à la question des violences sexuelles commises par des élus, et à la manière dont ceux-ci traitent les plaintes des victimes quand ces violences ont été commises au sein des collectivités qu’ils dirigent. La première intervention de l’association auprès des partis politiques date de 1999. Elle a été réitérée en 2009.
L’association s’est constituée partie civile ou est intervenue dans des procédures dans lesquelles des élus de tous les bords politiques étaient mis en cause. La page du site Internet de l’AVFT consacrée à ces actions est loin de refléter la totalité des procédures dans lesquelles l’AVFT s’est impliquée. Nous ne communiquons pas systématiquement sur celles-ci, afin de préserver l’anonymat, la sérénité des victimes et des éventuelles procédures en cours.

2) Ni les victimes ayant dénoncé des violences sexuelles commises au sein des mairies de Maubeuge et du Creusot, ni l’AVFT ne souhaitaient une telle médiatisation, et n’en sont pas à l’origine. Nous ne répondons donc en aucun cas aux demandes de détails sollicités par les journalistes.

3) L’AVFT a saisi Remi Pauvros, maire de Maubeuge, par une lettre du 30 janvier dernier, qui a également été communiquée à Martine Aubry, première secrétaire du Parti Socialiste, comme nous le faisons toujours quand un élu socialiste est concerné. M. Pauvros nous a répondu par lettre du 10 février. Si sa réponse n’est pas de nature à répondre à l’ensemble des attentes légitimes de la victime et de l’AVFT, il répond favorablement à notre proposition d’organiser une « formation sur la prévention des violences sexistes et sexuelles au travail » à la mairie, ce qui est à mettre au crédit de la municipalité.

4) Mme Aubry a déclaré, dans le 7/9 de France Inter du 27 mars, que le bureau national du Parti Socialiste avait « exclu » Jacques Mahéas, maire, ancien sénateur socialiste, « le mardi après » (quelle mémoire !) sa condamnation définitive pour agressions sexuelles, ce qui est absolument mensonger. Non seulement J. Mahéas n’a pas été exclu du PS, mais a « donné son congé » devant la commission nationale des conflits du PS le 8 juillet 2011, mais en plus, il n’a été convoqué par la commission nationale des conflits du PS qu’un an et demi après le rejet de son pourvoi par la Cour de cassation et trois ans après sa condamnation par la Cour d’appel de Paris, après des mois d’interpellation du PS par l’AVFT.
Martine Aubry a également déclaré qu’elle n’avait « jamais entendu parler » de « l’affaire de Maubeuge », alors même que l’AVFT lui a adressé la lettre de l’AVFT à M. Pauvros dès le 30 janvier, et que M. Pauvros l’a lui-même rendue destinataire de sa réponse du 10 février.

Contact : Marilyn Baldeck, Gwendoline Fizaine

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