J-27 – 1998

Quand l’AVFT plaide, elle plaide elle-même !

Cette année-là, les salariées et bénévoles de l’AVFT ont pris la décision de représenter et défendre elles-mêmes les constitutions de partie civile de l’AVFT dans les procédures pénales, sans recourir à un ou une avocate. 🗣️

⚖️ L’outil de lutte de l’AVFT a toujours été l’outil juridique, la mobilisation du droit. Dès que nous avons eu 5 ans d’existence (c’est une des conditions légales requises), nous sommes intervenues, aux côtés des victimes, dans les procédures pénales en cours : c’est ce qu’on appelle « se constituer partie civile ». Nous n’avons jamais cessé de le faire depuis, et nous le faisons aussi devant les conseils de prud’hommes, tribunaux administratifs et tribunaux judiciaires.

Cela nous permet d’apporter un soutien aux victimes dans des procédures qui sont souvent violentes, donc là où la solidarité est bien nécessaire. Cela permet aussi d’apporter aux juges l’expertise de terrain indispensable pour comprendre un dossier de violences sexuelles au travail, une analyse systémique des violences, ancrée dans la réalité, dépourvue de stéréotypes et de mauvaises informations.

🔙 Au final, cela permet de remettre les choses à l’endroit. On demande aussi réparation de nos préjudices, car quand des VSST sont commises, cela porte atteinte à l’intérêt collectif que l’on défend et cela sape le travail acharné que l’on effectue quotidiennement.

Jusqu’en 1998 donc, nous faisions appel à un.e avocat.e pour nous représenter devant les juridictions… et ça coutait cher ! Cette année-là, 18 constitutions de partie civile pour environ 100 000 francs, soit 1/8ème de notre budget. La loi n’obligeant pas d’être représentée par un.e avocat.e, on s’est donc mises à y aller nous-mêmes…

… et c’est pour le mieux ! Car qui de mieux placées que nous, qui sommes sur le terrain chaque jour, auprès des victimes que l’on accompagne, pour parler de notre travail et diffuser notre expertise ? Quelle voix est plus légitime que la nôtre pour dire ce que l’on veut faire entendre ? Chaque fois que nous pouvons intervenir sans avocate, nous le faisons, ce qui n’est pas le cas devant le tribunal judiciaire en matière civile ni devant la cour d’appel en matière sociale, malheureusement.

Quand la loi nous l’y oblige, ou quand nos moyens humains sont trop limités, nous faisons appel -avec joie- à des avocates de confiance, qui partagent le combat, les analyses et les valeurs de l’AVFT !

🖖 🫶 Hello Frédérique Pollet-Rouyer, Marjolaine Vignola, Mylène Hadji, Marie Delrieu, Agnès Cittadini, Elodie TUAILLON-HIBON, Milena Dostanic !

Rendez-vous lundi pour les années 1999, 2000 et 2001… ⏳

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