Le 20 janvier 2025, nous vous écrivions le communiqué suivant : « 5 février, 13h30 : Rassemblement féministe devant le TJ de Paris en riposte à la procédure-bâillon qui vise l’AVFT ».
Ce communiqué nous permettait de revenir sur l’ensemble des faits ayant conduit à l’audience du 5 février 2025 où l’AVFT était assignée par Benjamin AMAR pour atteinte à la vie privée dans le cadre d’une procédure bâillon.
Pour rappel :
Benjamin Amar, enseignant, alors cadre de la CGT, et responsable de l’union départementale de son syndicat dans le Val-de-Marne dont il est toujours le porte-parole, avait été signalé pour viols avec torture et actes de barbarie par Mme X, également membre de la CGT. Elle avait saisie l’AVFT et la CGT, et déposé plainte contre lui en 2022.
Cette plainte a été classée sans suite malgré les éléments à charge réunis contre lui.
Suite à ce classement sans suite, Benjamin Amar avait demandé à réintégrer la CGT, qui l’avait accepté.
L’AVFT avait alors écrit au secrétaire général de la CGT, Philippe MARTINEZ à l’époque, pour interroger la réintégration d’un homme au comportement incompatible avec les principes de dignité humaine et d’égalité femmes-hommes. L’AVFT y rappelait la posture publique affichée par le syndicat en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles et questionnait la cohérence d’une telle décision vis-à-vis tant des engagements politiques de la CGT, que de ses obligations juridiques. La lettre contenait également une analyse des éléments de preuve recueillis et reprenait les propos tenus par Benjamin AMAR dans le cadre de l’enquête policière.
C’est l’envoi de cette lettre à Philippe MARTINEZ qui vaut à l’AVFT de comparaître devant le TJ de Paris pour atteinte à la vie privée (article 9 du Code civil).
Le 26 mars 2025, le tribunal judiciaire de Paris dans sa 17eme chambre rendait un jugement lequel reconnaissait l’AVFT coupable d’avoir porté atteinte à la vie privée de Benjamin Amar et nous condamnait à lui verser 3.000€ en réparation du préjudice qu’il aurait subi.
Scandalisées de cette décision qui porte lourdement atteinte au libre exercice des missions de l’AVFT, nous avons évidemment fait appel de celle-ci
L’audience devant la cour d’appel se tiendra le 30 septembre 2026, à 14h.
L’AVFT organise en amont de cette audience un rassemblement et nous appelons à la solidarisation : venez nombreuses et nombreux nous soutenir pour que nous puissions continuer nos missions d’accompagnement et de soutien des victimes !
Nous ne reculerons pas et réaffirmons que la révélation de violences relève, selon nous, de la liberté d’expression et d’un débat d’intérêt général face auquel la protection de la soi-disant vie privée des hommes mis en cause pour viols ne peut pas être brandie.
L’AVFT dénonce l’instrumentalisation de la justice par Benjamin AMAR (et par tous les autres) et souhaite qu’une décision de principe soit rendue pour permettre aux femmes qui dénoncent des violences et à leurs soutiens de parler publiquement, sans crainte, sans peur d’être ensuite poursuivies !
Face à ceux qui veulent faire taire les victimes et leurs soutiens, nous ne céderons pas !
Rendez-vous le 30 septembre 2026 à 12h30 devant le Palais de Justice de Paris sur l’Île de la Cité
Contact presse :
Nina BONHOMME JANOTTO, 0749935698
Me VIGNOLA, avocate de l’association dans le cadre de cette procédure : mvignola.avocate@gmail.com / 06.95.52.44.42.