SYNTHOL NE SOIGNE PAS DU MACHISME : publicité pour des patchs anti-douleur

La scène se passe dans un bureau. Plus précisément un « open-space ».

Un peu à l’écart, derrière un panneau vitré, se trouve la photocopieuse d’où proviennent des bruits « suggestifs » qui alertent les employés : « oh oui là c’est bon« , « humm c’est pas mal« , « bon bah vas-y !!! »

Les employés sont surpris, interloqués, choqués par la scène qu’ils découvrent sous leurs yeux.

En plein travail, une homme a une relation sexuelle avec une femme sur la photocopieuse du bureau.

Ceci est le scénario de la nouvelle campagne publicitaire de la gamme Synthol Kiné, nouveau patch anti-douleur pour le dos.

L’idée de situer la publicité pour ces patchs au bureau est plutôt bienvenue, quand on sait que deux tiers des employés Français souffrent de mal de dos.

Pour autant, quel intérêt de faire croire à une relation sexuelle pour découvrir enfin que Bertrand patche sa collègue dans le bas du dos pour la soulager ?

Jouer sur un tel quiproquo montre à quel point les mauvais publicitaires sont encore prompts à dégainer des stéréotypes toujours bien présents, puisqu’ils en font le levier même de leur campagne de communication.

La « femme facile », prête à coucher pour réussir au travail ferait donc vendre selon eux. À moins que le recours aux représentations représentations sexistes trahisse un manque d’imagination criant chez les publicitaires.

La marque Synthol sur son site présente même 3 bonus supplémentaires avec des scènes coupées.

On peut donc voir un homme qui murmure effrayé « mais c’est ma femme »

Un autre bonus montre un collègue qui dit, s’adressant à l’homme « patcheur » : « moi aussi Bertrand ! »
Souhaite-t-il être à la place de Bertrand ou la place de la femme ?

Enfin, le dernier bonus montre la femme remerciant son collègue.

Ces bonus confirment le sexisme et la misogynie des publicitaires et bien sûr de la marque Synthol qui accepte que son image soit liée à un tel message.

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