“Ces personnes n’ont pas opposé de refus mais elles n’ont pas non plus donné leur consentement”

La dernière publication du fil de l’AVFT, “Ce n’est pas parce qu’elle ne s’est pas débattue qu’elle n’a pas été violée” faisait état de l’absence, “sauf très rares exceptions“, de condamnations pour viol commis par l’utilisation de la contrainte psychologique (et/ou, pour ce qui concerne les relations de travail, économique), quand la victime n’a pas opposé un refus physique à l’agression.

C’est justement de l’une de ces “très rares exceptions” dont le quotidien Libération fait état dans ses éditions du 4 et 5 juillet derniers.

Dans un article intitulé “Rapports sous ascendant psy“(4 juillet), la journaliste Stéphanie Lacaze nous informe d’un procès en cours devant la Cour d’assises de Périgueux, qui juge un psychiatre pour le viol de quatre patientes.
Elle reprend une phrase essentielle, prononcée par Jean-Claude Chanseau, expert psychiatre : “Ces personnes n’ont pas opposé de refus mais elle n’ont pas non plus donné leur consentement“. La journaliste poursuit : “Une subtilité difficile à appréhender qui est au coeur du procès“.

Dans l’édition de Libération d’hier, nous apprenons que les jurés ont très bien su appréhender la différence entre une relation sexuelle librement consentie à l’exclusion de toute forme d’emprise psychologique (que peut entraîner la relation thérapeutique), et un viol, puisqu’ils ont condamné le psychiatre, qui a fait appel, à 12 ans d’emprisonnement.

Goutte à goutte, l’eau creuse la pierre…

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