J’en ai pleuré de rage #Cesars2020

Message reçu le lendemain de la “cérémonie” des Césars

J’en ai pleuré de rage ce matin en entendant que ce pédocriminel avait été récompensé.

Ils nous pissent dessus, nous qui avons été enterrées il y a 15, 20, 25 ans et qui tentons chaque jour depuis qu’on a compris, de soulever le couvercle de notre tombe.

Ils veulent récompenser ceux qui “subliment” les émotions, qu’ils viennent “sublimer” la peur qui nous enserre encore, qu’ils viennent “sublimer” l’horreur de nos nuits d’enfant, qu’ils viennent “sublimer” la douleur de ces viols et la honte qui ne nous a jamais quittée. Ils sont récompensés et nous réduites encore et toujours au silence.

La violence qui se déchaîne sur nous est sans fin. Ils vivent sous la lumière qu’ils nous ont volées quand nous étions enfants et nous sommes condamnées à cette obscurité.

Ce n’est pas une “polémique”, c’est l’apologie de crimes.

Mais tout ce qu’ils mettent en place pour les protéger est en train de craquer et nous allons faire exploser le couvercle de la tombe où ils nous ont enterrées, parce que malgré tout ce qu’ils nous ont fait, nous sommes toujours vivantes.

Message reçu après publication du précédent

Ils étaient tous bien beaux hier pour nos enterrements

Merci pour ce message qui, à titre personnel, me fait beaucoup de bien. Et merci à toutes d’être aussi révoltées. Je me sens entourée de beaucoup de force(s) lorsque je lis ces ressentis.

J’ai pour ma part longtemps cru, avec mes yeux d’enfant brisée puis de jeune femme amputée, que c’était un homme qui m’avait mise dans cette tombe, sous le regard écœuré, incrédule et impuissant de notre société.

Je réalise depuis quelques temps et surtout depuis ce matin que c’est la société qui nous met dans la tombe, sans vergogne, sans pudeur, publiquement. On ne nous met même pas dans la tombe en guise de sacrifice, on nous y met presque avec engouement et délectation, on s’habille avec des belles robes et des beaux costumes pour le faire. Ils étaient tous bien beaux hier pour nos enterrements.

Avant je me disais que c’était juste la faute à pas de chance d’avoir été une cible, ce jour-là. Maintenant je ne vois pas comment ça aurait pu ne pas arriver. Et je sais pas si une de ces versions est plus vivable que l’autre de toute façon…

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