L’AVFT aux côtés de Colette devant la Cour d’assises ⚖️
⚖️ 📅 Du 10 au 12 février 2014, deux salariées, une stagiaire et une membre du Conseil d’administration de l’AVFT ont accompagné Colette devant la Cour d’assises des Bouches-du-Rhône.
Son ex-mari était jugé pour une partie des tortures et actes de barbarie qu’il a commis à son encontre. Une partie seulement, à cause des règles de prescription pénale, alors qu’il l’a violentée et violée avec une extrême cruauté pendant leurs 32 ans de mariage. 😡
Les violences dont Colette a été victime se situaient en dehors du champ de compétences de l’association, mais l’absence de poursuites par la justice de R. Schembri sur les viols quasi quotidiens ainsi que les viols précédés, suivis ou accompagnés de tortures (pour lesquels il aurait encouru la perpétuité plutôt que 20 ans de prison) a poussé l’AVFT à travailler avec l’avocat de Colette sur une demande de requalification de certaines violences pour lesquelles il était poursuivi.
Cette demande fut rejetée par la Cour d’assises. 😡
Ce procès a été éprouvant, à l’image de l’effroi suscité par la perversité de R. Schembri et des nombreuses mutilations qu’il a commises sur Colette.
L’un des paroxysmes a été la déposition d’une experte psychologue soutenant la thèse d’une relation sado-masochiste ! Horreur… Quand tu nous tiens. 🤮 😡
Nous avons critiqué la faible peine de 10 ans de réclusion prononcée ici puis avons publié « Chronique de Cour d’assises – Les mots de la justice patriarcale et les justes mots » pour relater de manière plus exhaustive ce qui s’est dit et passé d’émouvant et d’affligeant lors de ce procès.
A toi, Colette, toujours debout, survivante de la barbarie masculine, nous t’adressons toute notre sororité ! 🙇♀️ ✊