] Nouvelles instances en matière de droits des femmes : la traite plutôt que le proxénétisme, TADDEI plutôt que l’AVFT 😠 🤮
En 2013, l’AVFT, voix majeure dans la lutte contre les violences faites aux femmes, était écartée des politiques publiques.
À la place : un animateur télévisé ayant offert une tribune à un proxénète notoire, tandis que le gouvernement annonçait vouloir lutter contre « la traite ». 🤮
Un choix politique.
ℹ️ Janvier 2013 : le gouvernement Ayrault créait le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes et la Miprof.
ℹ️ Dans le même temps, il abrogeait les décrets portant trois instances clés du féminisme institutionnel, dont la Commission nationale contre les violences faites aux femmes (2001), à laquelle l’AVFT avait été nommée membre dès sa création et dont le mandat avait toujours été renouvelé.
Cette fois, l’AVFT était sollicitée seulement pour un siège dans le collège « associatif » du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, sans aucune explication.
Une association féministe centrale, écartée des politiques publiques sur les violences… 🤯
Pendant ce temps, Frédéric TADDEI était nommé dans le collège des « personnalités qualifiées pour leur compétence en matière de droits des femmes » 🙄 alors même que quelques semaines plus tôt, il offrait une tribune sans contradiction au proxénète Dominique Alderweireld, que nous avions dénoncée :
Nous écrivions alors :
🗣️ 📝 « En quoi la présence de Taddéi va-t-elle servir aux femmes ? À quel projet de société correspond le choix de ce thuriféraire de la prostitution ? »
Plus de dix ans plus tard, la question reste entière.
Le message alors était limpide :
Effacer l’expertise féministe de terrain des politiques publiques 😠
Réhabiliter la parole proxénète 😠
Recentrer le discours d’État sur la « traite », en évitant soigneusement de nommer les proxénètes et les prostitueurs. 🤮
🛑 ❌ L’AVFT a toujours refusé les compromis avec les intérêts du système prostitutionnel. Ce refus se paye.
Pour lire notre article de l’époque :