J-21 – 2004

LES ACTIONS DE L’AVFT DANS DES SECTEURS PRIORITAIRES

En 2004, l’AVFT avait été mobilisée sur trois gros dossiers dans trois secteurs prioritaires : l’enseignement supérieur et la recherche, le sport et la culture.

Ceux sont des secteurs où les violences sexuelles sont généralisées, car l’impunité règne et l’organisation du travail les favorisent.

👩‍🎓Dans l’enseignement supérieur et la recherche, les violences sexuelles sont favorisées par des rapports de pouvoirs exacerbés entre les étudiantes et les professeurs.

L’AVFT constate que la différence d’âge, les dépendances économiques des étudiantes qui sont souvent précaires ou encore leur dépendance pour obtenir leur diplôme catalyse les violences sexuelles.

En 2004, L’AVFT a engagé une action contre la nomination de Daniel Welzer-Lang au poste de professeur de sociologie à l’université de Toulouse, accusé d’agression sexuelle et harcèlement sexuel sur des étudiantes. La commission de nomination de la Présidence de l’université de Toulouse a été saisie pour s’opposer à sa nomination ainsi que M. Fillion, ministre de l’Éducation nationale. En vain.

⛹‍♀️ Dans le sport également, il existe de nombreux facteurs de risques aux violences sexuelles. Cela tient notamment au système de domination patriarcale qui imprègne le milieu sportif surtout à haut niveau, à une ambiance de travail propice à la familiarité mais également au contexte autarcique du milieu du sport. De plus, les athlètes, jeunes -souvent mineures- éloignées de leurs familles et pleines d’espoirs, dépendent alors exclusivement de leur entraineur qui incarne une figure de confiance et d’autorité. Les athlètes sont dépendantes d’un entraîneur qui a prise sur leur corps et leurs résultats.

⛹‍♀️L’AVFT a soutenu Mme B. première sportive de haut niveau à avoir dénoncé les violences sexuelles dans le sport qui a été licenciée par M. Lamour, ministre des Sport. L’AVFT a demandé la régularisation immédiate de la situation professionnelle de Mme B., la signature d’un contrat à durée indéterminée, à temps plein, correspondant à ses qualifications, à compter de mai 2004. Nous avons adressé des courriers de soutien à Mme B. au ministre des Sport et au Président de la République. Voici la réponse de l’Élysée.

🎭 Dans le monde de la culture, les intermittentes du spectacle voient leur marge de manœuvre réduite face à des violences sexuelles car le flou entre la vie professionnelle et la vie personnelle est entretenu. Il est ainsi difficile de se voir comme des travailleuses avec des droits qui doivent être respectés.

L’organisation même du travail favorise les discriminations en raison du sexe.

Les contrats courts souvent précaires, peu rémunérateurs, exigeant une disponibilité importante sont peu compatibles avec la maternité.

D’autant plus avec l’entrée en vigueur le 1er janvier 2004 d’un nouveau protocole de l’intermittence du spectacle qui modifiait le régime des annexes 8 et 10 de l’assurance chômage, lesquelles régissent l’assurance chômage des artistes et techniciens du spectacle.

Ce protocole mettait en danger la possibilité pour les femmes intermittentes du spectacle de vivre leur maternité dans de bonnes conditions.

En effet, de nombreuses femmes ne bénéficiaient plus de l’assurance chômage spécifique au régime de l’intermittence du spectacle car leur période de congé maternité n’était plus considéré comme une période travaillée.

Le 11 février 2004, l’AVFT dépose deux recours gracieux devant le ministère de l’Emploi en annulation des dispositions discriminatoires.

Après 3 mois de pression, le Ministère a fini par revenir par voie de circulaires aux dispositions antérieures. La circulaire n’étant pas contraignante, l’AVFT a saisi le Conseil d’état le 9 avril 2004 !

Rendez-vous demain, vendredi 23 mai 2025, pour l’année 2005 !

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