Campagne pour la grâce de Véronique Akobé : Demande de RDV au président de la Côté d’Ivoire

Dépêche envoyée à l’AFP le 18 mai 1996, 10h45.

L’Association Européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail (AVFT) – qui, depuis décembre 1995, se mobilise pour l’obtention de la grâce de Véronique Akobé avec autorisation de séjour en France – a sollicité un rendez-vous avec Monsieur le Président de la Côte d’Ivoire, reçu, ce jour, par Monsieur le Président de la République Française.

L’AVFT rappelle que près de 35.000 personnes en France comme à l’étranger ont dores et déjà signé la pétition pour l’obtention de cette grâce et qu’une pétition nationale est lancé en Côte d’Ivoire pour la “Sarah Balabagan” de Côte d’Ivoire.

L’AVFT rappelle que le Président de la République Française a pris la décision de grâcier partiellement Omar Raddad. Pourtant on ne peut que constater des similitudes dans le traitement judiciaire de ces deux affaires: instructions lacunaires et orientées, procès mal menés et partiaux, lourdeurs extrêmes des peines (20 ans pour Véronique Akobé et 18 ans pour Omar Raddad), prononcées par la même Cour d’assises (celle des Alpes Maritimes) présidée par le même Président. Dans les deux cas il s’agit d’étrangers (en situation régulière pour Omar Raddad, irrégulière pour Véronique Akobé) dont la parole n’a pas été entendue : Véronique Akobé n’a cessé de clamer qu’elle avait été violée, Omar Raddad n’a cessé de clamer son innocence.

L’AVFT ne peut pas croire que le Président sera moins sensible à la pression des femmes et des hommes qui se battent au nom des Principes universels des droits de la personne humaine, qu’à celle d’Hassan II.

L’AVFT demande donc que le Président de la République gracie Véronique Akobé avant le 27 juin 1996, date à laquelle elle est fondée à demander une libération conditionnelle. Le Président cautionnerait par son abstention une justice qui fut, en ce qui concerne Véronique Akobé empreinte de sexisme et de racisme. Seule une décision politique de grâce présidentielle constituerait une reconnaissance de l’injustice faite à Véronique Akobé.

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